Einheitskasse: Was sagt der Bundesrat?

Caisse unique : que dit le Conseil fédéral?

Grâce à une caisse unique, les primes de l’assurance-maladie baisseront; c’est ce qu’espèrent les partisans d’une caisse unique. „Faux“ dit le Conseil fédéral. ll part du principe que les primes augmenteraient même.

L’initiative populaire en faveur d’une caisse unique doit aider à combattre la hausse des coûts. Le Conseil fédéral en a analysé l’efficacité et le verdict qu’il a rendu est clair: passer à une caisse unique n’aurait pas pour effet d’atténuer la hausse des primes. Au contraire: le Conseil fédéral pense que si la caisse unique voyait le jour, les primes auraient tendance à augmenter. C’est ce qu’il a écrit dans son message au Parlement concernant l’initiative „Pour une caisse publique d’assurance-maladie“. Une des raisons qu’il invoque pour cela est, entre autres, la suppression de la concurrence. Une caisse-maladie publique „serait moins motivée à adopter un comportement visant à économiser sur les coûts du fait du manque de concurrence“ dit le Conseil fédéral. Il renvoie à cet égard aux frais d’administration peu élevés des assureurs-maladie, qui ne s’élèvent qu’à 5,6%. Ceux-ci sont nettement inférieurs à ceux des autres assurances sociales.

Plus de liberté de choix

Le Conseil fédéral entrevoit aussi d’autres effets négatifs qu’entraînerait une caisse unique, et surtout le manque de liberté de choix: „les assurés ne pourront pas passer chez un autre assureur s’ils ne sont pas satisfaits de la qualité des prestations de services“ constate-t-il. Il prévoit aussi de gros problèmes dans le domaine de la négociation des tarifs car les fournisseurs de prestations (médecins, hôpitaux) seraient également impliqués dans la direction d’une caisse unique. Ceux-ci „ont intérêt à avoir des tarifs élevés dans leur domaine“ fait remarquer le Conseil fédéral. En bref: une caisse unique serait en fait une expérience à l’issue incertaine pour quelque huit millions de personnes assurées en Suisse. De plus, selon une étude du Winterthurer Institut für Gesundheitsökonomie, le passage à une telle caisse coûterait environ 2 milliards de francs.

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