Ernährung Schwangerschaft

Alimentation durant la grossesse

Les femmes enceintes sont tellement inondées de conseils sur leur alimentation qu’il est difficile de garder une vue d’ensemble. Le plus important est de ne pas tout bouleverser.

S’il est judicieux d’adopter une alimentation saine et équilibrée à toute étape de la vie, c’est d’autant plus important pendant la grossesse. Il n’en va tout à coup plus uniquement de soi, mais aussi de la santé de l’enfant à naître. Le corps se transforme, tout comme ses besoins. Il lui faut soudainement plus de vitamines, de minéraux et d’énergie, mais dans des quantités bien inférieures à ce que l’on pense. Le principe du «manger pour deux» est dépassé, du moins en ce qui concerne les calories. Bien qu’une prise de poids soit souhaitable, elle doit s’inscrire dans un cadre sain. Pour vous donner une idée, une femme ayant un poids normal prendra entre 11 kg et 16 kg.

Regardons de plus près ce dont l’organisme a besoin à chaque trimestre:

1er trimestre: indispensable acide folique

Quatre questions sur l’alimentation pendant la grossesse

Étape 1 de 4

25%
Les trois premiers mois de grossesse sont les plus critiques. L’embryon et le placenta se forment, et les premiers battements de cœur sont perceptibles. A partir du moment où l’on sait qu’on attend un enfant, il n’y a que de petites choses à ajuster au quotidien. Dans un premier temps, ni le besoin énergétique, ni le poids ne varient énormément. Seul le besoin en vitamines et en minéraux, importants pour le développement de l’enfant, s’accroît. C’est pourquoi, durant la grossesse, il est capital d’avoir une alimentation colorée et variée en plus d’une préparation en vitamines et minéraux prescrite par le médecin.

La plupart des gynécologues prescrivent directement dès le premier contrôle des comprimés d’acide folique, si la patiente ayant planifié une grossesse n’en a pas encore pris en prophylaxie. Durant le premier trimestre, l’acide folique prévient les carences et protège du spina bifida et d’autres malformations. . Les légumes verts, les œufs et les légumineuses sont également une bonne source de folate, permettant au système nerveux central de se développer correctement.

Les changements hormonaux chamboulent le corps et provoquent souvent des nausées et des vomissements, ce qui ne facilite pas forcément une alimentation saine.

Conseil: Il peut être utile de couper les aliments en petits morceaux au moment du repas, d’aérer régulièrement en cas de sensibilité aux odeurs, de boire des infusions au gingembre pour lutter contre les nausées ou de prendre un petit-déjeuner léger au lit avant de démarrer la journée.

2e trimestre: le besoin énergétique ne s’accentue qu’à ce stade

Le deuxième trimestre de grossesse, placé sous le signe de la croissance, est le plus palpitant pour les futurs parents. Le ventre s’arrondit, et on sent les premiers mouvements du bébé. Il faut donc de l’énergie et des protéines. Le besoin énergétique journalier augmente de 250 kcal. Mais il est exagéré de dire qu’il faut «manger pour deux»: cette augmentation correspond plus ou moins à un petit pain complet avec du fromage ou à un petit muesli avec des fruits.

La portion supplémentaire en protéines (quatre au lieu de trois) est nécessaire afin que le fœtus se développe suffisamment. Elle équivaut à un yaourt nature, du séré ou 150 g de poisson, de volaille ou d’une variante végétarienne comme du tofu, des légumineuses ou des céréales. Dès maintenant, il faudrait consommer deux fois par semaine du poisson, riche en acides gras oméga-3. Outre les protéines, le fer, le calcium, le magnésium de même que les vitamines C et D jouent un rôle essentiel durant cette période. Une alimentation complète revêt alors une grande importance, et les produits laitiers, les légumes, les céréales complètes et les noix devraient être au menu tous les jours.

3e trimestre: le fer, élément central

Le troisième trimestre est la dernière ligne droite: l’enfant prendra jusqu’à 3300 voire 3500 grammes jusqu’à la naissance. Cela se reflète dans le besoin énergétique de 500 kcal supplémentaires par jour. De plus, beaucoup de femmes ont des fringales et de l’appétit.

Le besoin en fer augmente jusqu’à deux fois plus qu’avant la grossesse. L’apport renforcé en fer permet au corps de produire davantage de sang pour transporter l’oxygène vers la mère et le bébé. C’est pourquoi nombreux sont les gynécologues à prescrire à ce stade une préparation à base de fer. Sinon, il est indiqué de consommer plus fréquemment de la viande, des légumineuses ou d’autres aliments ayant une teneur élevée en fer.

Le poids de l’enfant commence à appuyer sur plusieurs organes tels que l’estomac, ce qui provoque souvent des brûlures à ce niveau chez la mère. Conseil: mieux vaut prendre plusieurs petits repas peu gras et peu épicés et faire ensuite une petite promenade. Favorisée par la prise de comprimés de fer, la constipation est un autre trouble courant. Bouger, boire beaucoup et manger des fibres sous forme de graines, de noix, de céréales complètes et de légumes peuvent soulager.

Sécurité alimentaire pendant la grossesse

Afin d’éviter des infections comme la listériose ou la toxoplasmose, transmises par les aliments, les femmes enceintes devraient consommer certaines choses avec prudence. Tout d’abord, il faut veiller à une bonne hygiène en cuisine: toujours bien laver les fruits et les légumes et éviter les salades en sachet ou les buffets en libre-service.

En ce qui concerne la consommation d’alcool et de nicotine, les études sont unanimes et prônent une abstention totale. La caféine est un autre sujet. D’après la Société Suisse de Nutrition, il ne faut pas excéder une à deux tasses de café ou trois à quatre tasses de thé vert ou noir par jour.

Les aliments auxquels il faudrait renoncer

Produits laitiersLait cru et produits qui en contiennent comme le camembert et le fromage bleu.
Viande et charcuterieViande pas complètement cuite ou crue comme le tartare
Charcuterie crue comme le salami, le jambon cru ou les gendarmes.
Poisson et préparations à base de poissonPoisson pas complètement cuit ou cru comme les sushis
Poisson fumé ou marlin et espadon en raison de leur teneur en mercure.
AutresPlats contenant de l’œuf cru comme le tiramisu ou œufs crus.

L’alimentation pendant la grossesse

L’alimentation pendant la grossesse a une influence sur l’enfant jusqu’à ce qu’il atteigne l’âge adulte. La science qui étudie ces processus s’appelle l’épigénétique. Des études révèlent de plus en plus que l’alimentation prénatale du fœtus peut déjà avoir un impact sur l’expression des gènes de l’enfant et entraîner de nombreuses répercussions à long terme sur sa santé ou ses prédispositions génétiques à développer des maladies ou un surpoids. Ainsi, durant leur grossesse, les futures mères posent les jalons d’un départ sain dans la vie.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *